Éloge du kimono
Kunihiko Moriguchi, Trésor vivant, peintre de kimonos
Marc Petitjean
Il était assis sur un tatami dans un angle de l’atelier, le kimono étalé sur une large table basse en bois, la soie du vêtement, souple et épaisse. Comment s’y retrouvait-il entre toutes ces lignes, ces dégradés géométriques ? C’était un mystère.
Kunihiko Moriguchi, maître de la peinture sur kimono et Trésor national vivant, a vécu à Paris dans les années 1960 où il a eu la chance de côtoyer Balthus. Ce dernier le convainc de retourner à Kyōto chez son père, Trésor vivant du kimono lui aussi. Kunihiko renonce alors aux vagues et aux cerisiers pour peindre des motifs géométriques et magnifier la couleur. C’est ainsi qu’il sublimera la tradition.
