Les Arbres de Nagasaki
Véronique Brindeau
Ce sont des pins, des magnolias, un chêne bleu du Japon. Et puis aussi : un grenadier, un frêne épineux. Quelques plaqueminiers à nouveau chargés de kakis, écarlates dans le ciel d’automne. Un buisson d’azalée qui a refleuri. Ce sont deux camphriers immenses, marquant le seuil d’un sanctuaire dont il ne reste rien.
Ce voyage à travers les rues de Nagasaki nous mène sur les traces des hibaku jumoku, les « arbres victimes de la bombe ». Ni tombeaux, ni ruines, ces survivants d’une autre espèce sont les gardiens d’une mémoire commune ; celle d’une tragédie, d’une Histoire qui jamais ne doit être oubliée.
