Le Chemin de Macau

Jean-Marie Planes

Jean-Marie Planes est homme de goût et n’a pas celui de parler de lui. Mais il aura suffi d’une lettre très officielle lui signifiant son congé d’un appartement qu’il occupait depuis trente ans, pour que, tout à coup, se dessinent à l’estompe, tous les lieux qui ont jalonné son parcours.

Sans chronologie, sans ordre apparent, si ce n’est celui du cœur, nous feuilletons avec lui cet album de famille, récapitulation d’une vie par les endroits qui en furent, quelquefois le centre, le refuge, et d’abord l’appartement bordelais de la rue Duffour-Dubergier, lequel, soit dit en passant, fut aussi celui de la famille Mauriac. « C’est là, écrit François Mauriac dans Commencement d’une vie, que je suis né à la vie consciente ». On aura compris que la présence de cet illustre prédécesseur ne sera pas anodine. Car les lieux gardent en eux les traces de ceux qui les ont investis, un temps, fugacement parfois, puis les restituent, dans le silence d’un après-midi d’été, à l’heure de la sieste, dans une charteuse d’assez belle facture, à Macau par exemple. Faut-il toutes les citer ces maisons de la vie ? Celles de l’enfance bien sûr, les plus importantes peut-être, puis les autres. Maisons de famille, chalet arcachonnais, appartements. Et une géographie commune : Un mouchoir de poche, dessiné par une main d’enfant sur une carte du Sud-Ouest. Bordeaux, Caudéran, la côte Basque, Fronsac, Macau. On s’enracine dans les mêmes lumières, les mêmes odeurs. Seule change l’avancée du temps. Il y a les ombres légères, les effrois d’enfant, le rire d’une mère, la tendre complicité d’une grand-mère, les premières lectures, les absents. Ceux qui s’éloignent, pour toujours.

Le chemin de Macau mêle, avec élégance, humour et émotion, tous ces moments de vie. D’une vie.

Image de couverture de Le Chemin de Macau
Collection : 1er Mille
janvier 2017
128 pages - 17.00 €
Dimensions : 13 x 19 cm
ISBN : 9782363081230
9782363081230

Ils en parlent…

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une œuvre magnifique et mélancolique qui nous rappelle ce que l’on doit attendre de la littérature : donner une voix aux silences.

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D’une maison l’autre

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Si ce livre, surgi du fond de la mémoire, devient bouleversant et vous emplit de mélancolie, c’est parce qu’il trouve le chemin d’une commune nostalgie.

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Le choix d'Élise Fischer

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Ceux qui sont partis

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Hors les murs

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« Et la réussite de ce livre vient de ce qu’il fait renaître, chez le lecteur, la musique de noms qu’il a lui-même aimés et qu’il croyait effacés. »

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Bordeaux supérieur

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Quitter sa maison