L’odeur de la menthe

Anne Kanapitsas

Que fuit Agathe, lorsqu’elle se présente chez Monsieur Vincz, violoniste de son état, pour une place de gouvernante ? L’affaire est vite conclue. Elle doit veiller à l’intendance du grand appartement et ne pas chercher à entrer en contact avec son singulier propriétaire. Mais cette étrange situation, loin de perturber la jeune femme, semble lui convenir tout à fait. Commence alors un huis-clos silencieux où les souvenirs peu à peu remontent à la surface. On apprend qu’Agathe est venue à Paris, laissant derrière elle les terres rudes de Lozère et l’institution pour handicapés profonds où elle travaillait. Là, coupée du monde, elle s’occupait avec douceur et humanité de quelques dizaines de pensionnaires, tous gravement atteints. Elle partageait aussi le quotidien du personnel soignant, neuf jeunes femmes qui pour la plupart ne restaient pas longtemps à l’institution, vite dépassée par la difficulté de la tâche à accomplir. Marie, l’amie, la protectrice, n’aura de cesse de l’éloigner de cet endroit.
Et c’est alors que survient Léandre.

D’une écriture concise, Anna Kanapitsas réussit ici un émouvant premier roman.

Image de couverture de L’odeur de la menthe
Collection : 1er Mille
septembre 2004
134 pages - 12.50 €
Dimensions : 13 x 19 cm
ISBN : 9782869596801
9782869596801