Éditions Arléa


Sémiramis, reine de Babylone

Collection Retour aux grands textes

Et autres récits

Diodore de Sicile

Traduit du grec et présenté par Claude Terreaux

Historien grec né en Sicile au Ier siècle de notre ère, Diodore a composé une monumentale Bibliothèque historique comprenant quarante livres. Dans les trois premiers, il relate le passé, historique ou légendaire, des peuples barbares - autrement dit non grecs - aux temps qui ont précédé la guerre de Troie. Après s’être intéressé à l’Égypte, il traite de ce qu’il appelle l’Asie, c’est-à-dire la région allant de la Mésopotamie jusqu’à l’Inde. C’est ainsi qu’apparaît dans son deuxième livre la figure semi-légendaire de la fameuse Sémiramis, reine de Babylone, dont on sait qu’elle inspirera par la suite quantité d’artistes et d’écrivains. Nous découvrons d’abord sa naissance et son enfance merveilleuse : abandonnée dans le désert, la future reine est nourrie par des colombes, puis, découverte par des bergers, elle est confiée à des gardes royaux. Devenue jeune fille, remarquée de tous pour sa beauté, elle fait un premier mariage avant d’être enlevée par Ninos, roi des Assyriens. Héritière du royaume à la mort de Ninos, Sémiramis multiplie les hauts faits. Elle fonde Babylone et y aménage les fameux « jardins suspendus » dont Diodore nous livre une fabuleuse description. À la tête d’armées gigantesques, la fougueuse reine monte des expéditions en Égypte, en Éthiopie, et enfin en Inde, autant d’occasions pour elle de multiplier les exploits. Et pas seulement guerriers : de ses plus beaux soldats elle fait ses amants, avant de les tuer sans autre forme de procès. Sa fin est entourée d’un profond mystère : informée qu’un complot est ourdi contre elle, la souveraine disparaît subitement.

Diodore poursuit son récit en évoquant les successeurs de Sémiramis. Parmi eux se détache la figure de Sardanapale. Vivant dans le luxe et la débauche, multipliant fêtes et festins, Sardanapale finit par susciter haine et dégoût, provoquant le soulèvement de son peuple. Pour échapper à ses sujets en colère, Sardanapale, raconte Diodore, s’enferme dans son palais avec ses concubines et ses amants avant d’y mettre le feu : érotisme et violence dont se souviendra Delacroix.

Pour finir, notre volume inclut une intéressante digression de Diodore sur les connaissances astrologiques des Chaldéens, « capables, dit-il, de prédire aux gens une large part de leur avenir ». On se souvient à ce propos que les Mages de l’Évangile viennent de Chaldée.

Au total, une série de hauts récits qui nous ramènent aux sources des légendes de quelques-uns des personnages fabuleux qui hantent encore notre imaginaire.

Prix :15 euros

160 pages, 2005, ISBN 2-86959-693-6




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