Éditions Arléa


Crimes à l'antique

Crimes à l’antique

Collection Post Scriptum

Jean-Yves Boriaud

Sans être obligatoirement des maniaques de la décapitation,les Romains ne reculaient guère devant les manifestations de cruauté. Ils avaient prévu des châtiments spectaculaires, comme la fameuse « peine du sac », qui voulait qu’on enfermât les parricides dans un sac en compagnie d’un chien, d’une vipère ou d’un singe, avant de jeter le tout dans le Tibre. On précipitait les traîtres du haut de la roche Tarpéienne, près du Capitole, et l’on enterrait vivantes les vestales qui avaient rompu leur voeu de chasteté. L’empereur Auguste avait même institutionnalisé le droit de vengeance en autorisant le mari et le père d’une femme adultère à tuer l’amant.

Les crimes faisaient partie intégrante de l’imaginaire latin, et les historiens de Rome ne se sont pas fait faute de raconter ceux qu’ils trouvaient exemplaires.

À s’en tenir aux écrivains – Tite-Live sous Auguste, Tacite et Suétone aux Ier et IIe siècle, ou aux philosophes, comme Sénèque, ou aux moralistes, comme Plutarque – , on aura une idée assez nette de la place que le fantasme criminel tenait dans la pensée politique du Romain cultivé.

Les meurtres exemplaires retenus ici sont ceux de Rémus, de la soeur d’Horace, de Pompée, César, Cicéron, Caligula, Messaline, Claude, Britannicus, Agrippine, Néron…, selon le plan suivant, de Jean-Yves Boriaud, qui est en outre le traducteur des textes en référence :

I. Le temps des monstres d’avant l’Histoire
II. Les débuts officiels de Rome : les meurtres primordiaux
III. Les guerres civiles : les meurtres politiques
IV. Les Julio-Claudiens : les meurtres dynastiques
V. Le théâtre de Sénèque : les meurtres rêvés

128 pages - 16 €

2012

EAN : 9782869599840



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