Histoire d’un mythe
Traduit de l’italien par Ida Marsiglio
Deux siècles de vie à Capri.
Le mythe commence avec les Romantiques allemands (Goethe, Mendelssohn) fascinés par la beauté sauvage de l’île et ses vestiges antiques (Tibère y demeura de 27 à 36 ap. J.-C., y fit construire douze villas, consacrées à autant de divinités de l’Olympe, et gouverna l’Empire à partir de la plus imposante de toutes, la Villa Jovis) ; mais, dès la moitié du XIXe siècle, ce lieu un peu magique, unique en son genre, va devenir le rendez-vous de la haute société européenne et américaine, attirée, entre autre, par une vie « libre » et « primitive », voire par la réputation libertine voire sulfureuse de l’île.
Dans le sillage de ces personnalités mondaines, débarquent intellectuels et artistes de tous pays. Nous trouverons donc ici réunis des personnalités aussi diverses que Conrad, Rilke, le docteur Axel Munthe ou Lénine, avant la Première Guerre mondiale.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’île connaît un nouvel essor, quand Hollywood s’engoue pour Capri. C’est alors le temps de Rita Hayworth, des décapotables, c’est le tournage du Mépris, avec Brigitte Bardot, c’est encore Onassis et La Callas... Mais c’est aussi Pablo Neruda ou Graham Green.
À partir des années 1970-80, cette dolce vita est peu à peu compromise par le tourisme de masse et le marketing…
Capri n’en reste pas moins un rendez-vous obligatoire pour les happy few qui assurent la permanence du mythe.
Antonella Boralevi, écrivain et sémiologue italienne, nous dévoile les charme de Capri, qui n’en reste pas moins un fascinant mystère.
A lire également une critique chaleureuse dans la lettre du libraire
Prix : 18 euros
215 pages, 2008, EAN 9782869598171
Réalisation Akilia
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